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Tissus, broderies et autres falbalas

Bali : c’est vraiment fini !!!!

Me revoila à Bali, comparé à Sulawesi….il pleut aussi par contre la température est plus clémente.

Conséquence du point précédent…il y a plus de moustiques ici …qui se régalent à mes frais !!!

Pour changer du snorkeling, j’ai décidé de m’orienter vers le trekking ..; Attention le trekking en saison des pluies c’est plus de la marche pendant 1 à 2 heures…rien à voir avec nos treks au Népal…Barbara !!

Je suis partie en voiture…un peu de confort de temps en temps cela n’est pas si mal avec mes amis Made et Wayang ….

….jusqu’à Munduk un peu perdu dans les nuages ….

puis Bedugul, charmante bourgade près d’un lac.

A Bedugul, j’ai eu la chance de rencontrer Ram, ex hindouiste converti à l’islam, écologiste convaincu et propriétaire d’une mobylette en état de marche.

Nous sommes partis sur une jolie route de campagne…

Après une première initiation aux vertus des plantes médicinales dont je n’ai malheureusement pas retenu grand chose (désolée Nathalie…) nous avons visité un temple très ancien où on honorait à la fois le bouddhisme et l’hindouisme…ce qui rappelle ce que nous avons vu au Népal…

Ensuite le trek qui s’est terminé sous une pluie battante mais qui m’a permis le temps de la montée de bénéficier d’une lumière d’orage fantastique.

Il a fallu se procurer d’urgence des tenues « grosses pluies » spécial mobylette qui n’a pas empêché l’humidité de pénétrer dans mon appareil photo.

La visite du dernier temple s’effectuée dans un brouillard digne des petits matins londoniens.

Sur le chemin du retour : participation active à une cérémonie chamanique pour « retrouver » ou plutôt apprendre que l’on ne pouvait pas retrouver le porte monnaie d’une amie hollandaise.

A noter 2 particularités spécifiques à Bali…

Le luwat qui est un petit animal balinais, végétarien qui se nourrit entre autre de grains de cafés dont il rejette les graines dans ses excréments. Le café ainsi obtenu et torréfié a un gout particulier très apprécié….il coute d’ailleurs très cher….

Le double ikat qui à ma connaissance n’existe en Indonésie, qu’à Bali. Le tisserand doit maitriser suffisamment son motif et l’avoir dans la tête … car il doit teindre à la fois les fils de trame et les fils de chaine et reconstituer le motif lors du tissage. L’opération de teinture avec des pigments naturels peut prendre 2 ou 3 ans …le tissage seulement 2 mois. Les familles capables réaliser ce prodige habitent à Tenganan petit village à l’intérieur des terres où vivent les Agas premiers habitants de Bali.

Ces pièces coûtent bien sur une fortune….